Ce petit article a comme objectif d'inciter les romanistes (y compris les occitanistes) à considérer la philologie gasconne avec plus de dévotion et de sérieux, car la formation du gascon est non seulement très ancienne, antérieure au septième siècle, donc bien antérieure à celle des autres modalités gallo-romanes, mais aussi sa phonétique particulière a eu comme effet d' engendrer des déformations phonétiques et morphologiques si particulièrement sévères à certains mots que la relation de ces mots avec leur étymon latin respectif a pu s'en être parfois totalement perdue, ce qui a poussé les scribes qui les utilisaient couramment à les incorporer en latin. En voici un beau cas d'école, passé totalement inaperçu en linguistique. Nos linguistes n'ont pas du tout compris l'origine étymologique du mot galleta à l'origine du mot du moyen français jallette var. jalette et de ses cognats dans de fort nombreuses langues d'Europe occidentale et centrale (cf. FEW IV, 35b : galleta), y compris le mot anglais contemporain gallon (l'unité de volume) L'explication de cette énigme étymologique est gasconne et je vais vous la donner.
Il existe un mot gascon pyrénéen d'apparence très singulière: gau (s.f.) , variante agau (s.f.). Ce mot signifie "canal", et localement, "rivière" (ALGc p.233). Coromines, entre autres, a voulu le faire dériver de "aquale-" (cf. agalòrsa dans El parlar de la vall d'Aran p. 267). En dépit de l'existence de l'hydronyme nimois homonyme (agau) pour lequel l'étymon "aqualis" est tout-à-fait valide, je ne pense pas que cette étymologie doive s'appliquer à notre mot gascon. J'ai émis une hypothèse alternative selon laquelle il faut rattacher étymologiquement le mot gascon "gau" (dont "agau" serait une simple variante par mauvaise coupure de l'article défini du genre "era gau" > "er' agau" > "agau") non pas à "aqualis" mais plus simplement à "canalis". Je préfère, de beaucoup, cette deuxième hypothèse. Pourquoi? Pour les trois raisons qui vont suivre.
La première est que l'on s'attend à ce qu'en gascon, le cognat de notre mot canal /chenal ne présente pas de nasale intervocalique. La perte régulière de cette nasale est un trait partagé par le gascon avec le galaïco-portugais. Ce dernier connait le doublon "caal" (forme populaire) et "canal" (forme restituée), la première forme sans nasale étant la normale en galicien standardisé tandis que le portugais standard n'a incorporé que la forme restituée. Le mot "gau" , dont la signification première est "canal", apparait par lui-même comme un très bon candidat pour représenter canalis sous une forme typiquement gasconne: ca(n)au (s.f.) > cau (s.f.) > gau (s.f.) . Sur le caractère voisé pris par l'occlusive (gau), je reviendrai plus loin.
La deuxième est que l'adjectif latin "aqualis" est bien représenté en gascon sous les formes "aigau" var. "aiguau". Il est éteint comme adjectif mais on le trouve encore bien présent comme substantif dans le lexique contemporain (aig(u)au en gascon comme aigual en catalan). Ce mot désigne une étendue d'eau ou un terrain innondé dans les deux langues, il n'a nullement la signification de canal. C'est d'ailleurs un substantif strictement masculin (en gascon comme en catalan) alors que notre mot "gau" est, lui, féminin. "Gau" var. agau (s.f.) n'est pas "aigau" (s.m.) !
La troisième, et non la moindre, est que je peux rapporter au mot "gau" ses dérivés affixés "galet" et "galeta". L'expression en catalan "canaleta de la font", qui désigne le tuyau par lequel jaillit le jet d'eau de la fontaine, se retrouve en gascon pyrénéen sous deux formes: "canaleta dera hont" ou "galeta dera hont", selon les vallées (en concurrence avec "canet", etym. canna). "Canaleta" , "galeta", il s'agit bien là de deux allophones d'un même mot ! Il est dommage que Coromines ne se soit pas penché sur ce point précis, il se serait probablement aperçu très rapidement de la relation qui lie les deux mots "canaleta" à "galeta". "Galeta" est de phonétique populaire pyrénéo-gasconne. "Canaleta" est une forme restituée, sans doute considérée comme plus convenable car conforme à celle en usage dans les langues romanes voisines (c'est "canaleta" en navarro-aragonais, en catalan et en castillan).
Le fait que Coromines, comme d'autres, aient considéré "gau" comme une simple aphérèse d'"agau" (dérivé d'aquale selon eux) a été une erreur qui les ont empêchés de considérer les mots "galet" (celui du "béver a galet") et "galeta" comme étant des dérivés suffixés du premier. Je cite Coromines, à propos du mot aragonais galacho et du mot français jaillir (ant. jalir, dial. galir): Más razonable sería, en vista del bearn. galè «canal étroit, conduit, gorge resserrée, passage étroit», galet «goulot, tuyau... gorge», galut (Gers gaüt) «gorge, gosier; tuyau, canal étroit», y especialmente agalè, agoalè «sillon, petit canal d’écoulement; rigole; évier», derivar de AQUA, o de su derivado AQUALE, pero la generalidad de la pérdida irregular de la A- y de la -U- me hace dudar mucho de esta etimología4..
En effet, l'hypothèse de l'étymon "aquale" pose un problème pour ces mots commençant par gal. Mais le problème ne se pose plus du tout si on admet comme étymon pour galèr, galet et galut non pas "aquale" mais "canalis', la forme non affixée étant bien notre mot "gau". L'étymon peut alors s'appliquer fort bien à "galacho" qui présente un affixe augmentatif ibéro-roman tout-à-fait commun et dont les acceptations sont acceptées par gau ou galet: galacho en aragonais: creux causé par l'érosion pluviale ou fluviale (c'est aussi une des significations du mot gascon galet cf. Palay), méandre mort de l'Ebre (spécialisation de la première, cette signification est passée avec le mot en castillan) ; galatxo en catalan: canal natural o braç de riu entre una isla i la terra ferma (D.G.L.C "galatxo"). Si l'étymon de galacho /galatxo est le même que celui de galet, alors c'est "canalis" via le propre mot gascon gau ou son dérivé affixé. Ce n'est pas du tout impossible, je trouve même que celà est probable. Gallete, Galleta, Galillo var. Gallillo et Galacho partagent tous le même radical, les spécialisations de signification l'ont été en diversifiant les suffixes. L'étymon proposé par Coromines pour galacho est le mot l'arabe ȟalîǤ "brazo de un rio", une hypothèse qui ne fait pas l'unanimité (galacho : mot d'origine incertaine selon le DRAE).
N'ayant pas réalisé que "gau", "galet" et "galeta" représentaient bien un seul et même mot sous trois formes dont deux affixées, Coromines a été bloqué à ce stade. L'étymon de galleta lui a échappé. De fait, "gau" apparait être une version populaire derivée de "canalis", canau étant la forme culte ou restituée (canal dans les langues romanes voisines). Au passage, on note non seulement la perte attendue de la nasale mais aussi la mutation de l'occlusive sourde en voisée (/k/>/g/). Cette forme à occlusive voisée est restreinte à la zone pyrénéenne quand elle est non affixée. Affixée (galet, galut) elle a eu du succès et a voyagé dans et en dehors le domaine gascon. Dans les autres parlers, hors les zones septentrionales qui conservent le -n- intervocalique ("canau"), on trouve les restes d'une autre forme dialectale plus régulière, qui, elle, a conservé l'occlusive non voisée de l'étymon: "cau" (s.f.). Ce genre de doublon dialectal avec ces deux types d'occlusive, sourde et voisée, n'est pas un fait isolé en gascon, on en connait d'autres comme, par exemple, ga(h)ús vs caús (< celt. kàwos, fr. hibou), gavèca vs cavèca (celt. kàwāka, fr. hibou, chouette, chevêche). Cette deuxième forme dialectale "cau" (s.f.), armagnaquaise et landaise, avait déjà quasiment disparu du lexique à l'époque de Palay, au profit de la forme restituée "canau" (qui est - ou est devenue- naturelle dans des parlers girondins, cf. le toponyme Lacanau), mais le dictionnaire de Palay en conserve néanmoins des témoignages encore bien clairs , en prêtant au mot cau (s.f.) des significations comme ravin, gorge (géographique), défilé (géographique), creux du sillon etc. On peut noter qu'en gascon "toy", le propre mot "canau", en plus de désigner la rigole d'étable destinée à recueillir les excréments et l'urine du bétail, est aussi utilisé pour désigner un ravin profond, une gorge de vallée ( Dic. Massourre, cf aussi Palay), un concept qui se retrouve dans une définition de "galet" (Palay) . Au Médoc, canau désigne aussi un "creux de vigne" (Dic. Palay). Le genre féminin du substantif "cau" (la cau, cf. l'anthroponyme: Lacau) ne permet pas de doute quant à son étymologie, c'est bien "canalis". La forme "gau" ou "agau", quant à elle, est abondamment représentée en hydronymie pyrénéenne mais elle aussi s'est retrouvée dans le lexique en concurrence avec son allophone "canau' qui a eu évidemment tendance à la déplacer pour des raisons probables de "convenance" socio-lingüistique. On peut évidemment constater l'influx du mot aig(u)a var aga (fr eau) dans l'évolution de cau vers "gau / agau" et probablement dans certaines de ses acceptations sémantiques comme celle de rivière (gau: rivière, gauet, gabet: petit "gave"), mais l'étymon du "gau" gascon reste néanmoins le mot latin "canalis" et non pas "aquale".
Même si gau et galet/a correspondent bien à canau et canalet/a, je pense, en dépit de l'opinion contraire de Rohlfs (Le gascon, 84n), que galet pourrait ne pas être le seul diminutif en -et du mot gau. En effet, il en existe un autre de formation populaire assez prévisible: gau > "gauet" > "gabet" qui a le sens de petite rivière, petit cours d'eau. On rappellera que le propre mot "gau" peut servir à signifier rivière et pas uniquement canal (ALGc p.233, cf. Coromines, El parlar de la vall d'Aran p. 267). Le remplacement de "gau" par la forme "culte" "canau", qui, en plus de canal, peut localement servir à désigner un ravin, un creux, un défilé mais n'a pas en soit la signification de rivière, a pu provoquer localement la reconstruction populaire d'un dégressif de gauet-gabet (petit cours d'eau) > gaue, gabe, gabi (fr. gave, rivière de montagne, torrent). Je ne suis pas impressionné par les formes latines mentionnées par Rohlfs comme arguments présentés à l'encontre de cette hypothèse étymologique, car toutes ces formes latines mentionnées sont bien trop tardives, la plus précoce étant du 9ème siècle, c'est bien trop tard compte-tenu que le (proto-)gascon était déjà formé au septième siècle . Les "néologismes" latins du genre "gabarrum" ou "gaber" ont toutes les chances d'être du gascon latinisé et non l'étymon lui-même. Par exemple, la forme latine "gabarrum" du 9ème siècle peut parfaitement représenter le mot roman gau affixé populairement avec le suffixe augmentatif -arr- (gauarro-, gabarro) d'origine probablement vasconique (aquitanienne ou ibère ou les deux). Ce suffixe est connu en gascon comme dans les langues voisines (ex. bèc > becar(r) (fr. saumon) puta> putassa > putarrassa, ibéro-roman cacho > cacharro (fr. vase), òc bèc > becut >becarrut (fr. flamant rose) etc ). Ce mot gabar(r) a été maintenu dans le lexique du gascon moderne sous une forme sur-affixée gabaret (petit gave, Palay). Selon moi, gave ne vient pas de gabarrum mais bien de gau, tout comme le mot latin gabarrum lui-même. Dans ce cas, l'étymon de gave (comme du mot gabarrum, un gasconisme en latin ) serait bien "canalis".
J'insiste sur le fait que les gasconismes incorporés en latin ont pu bénéficier de ce véhicule lingüistique pour voyager et servir eux-mêmes d'étymons à des mots plus tardifs dans des langues étrangères au gascon. Ces gasconismes sont souvent ignorés par manque de connaissance (et, disons-le, de considération) de la langue gasconne. Un cas bien connu est baleina, mauvaise correction en latin du gascon baleia (ag baléye), d'où baleine en français. Par contre, le cas de barra (fr. barre, barrer etc) est resté totalement hors des radars de nos lingüistes. On y reviendra dans un autre article. Il semble bien aussi que le gasconisme latin "gabarrum" ait fait des petits hors du domaine gascon (cf. Rohlfs 84n). Et c'est, en tout cas, le cas de galleta, un gasconisme à la sauce navarro-aragonaise, qui est notre sujet d'aujourd'hui.
Les mots gascons "galet" et "galeta" ont diffusé dans le domaine navarro-aragonais voisin qui les a adaptés sous les formes "gallete" et "galleta". Cette gémination résulte certainement d'une confusion d'étymon, c'est ce que suggère la signification de "jet de liquide" prêtée au mot "gallo" en aragonais, suite à une fausse dégression de ces gasconismes adaptés . On peut noter que, localement en gascon, le mot "galet" a pris ce même sens de "jet de liquide", c'est le cas en aranais, alors que les significations de ce mot en gascon selon Palay sont goulot, tuyau, tube pour souffler l'air destiné à raviver le feu, entonnoir, creux formé par eaux bouillonantes (cf. aragonais galacho), calice de fleur et défilé entre deux collines (cf. Palay). Le mot s'applique par métaphore au goulot anatomique du laryngopharynx (galet = gorge). En catalan, comme en gascon, "galet" peut être localement utilisé comme synonyme de "canaleta" : "galet de la font" cf. D.C.V.B., c'est un gasconisme en catalan. Le catalan dialectal connait aussi la variante gallet, d'influence aragonaise ou castillane.
Le sens anatomique de "gorge" qu'a le mot "galet" en gascon a été conservé chez son avatar aragonais "gallete". L'aragonais a de plus donné un sens anatomique spécialisé au mot en changeant l'affixe: gallillo, galillo (les deux formes existent en aragonais) qui désignent soit la glotte soit la pomme d'Adam selon les parlers. Du navarro-aragonais, le castillan a hérité "gallete" (gorge au sens anatomique), "galleta" (récipient à col, facilitant le versement du liquide, sorte de burette) et le néologisme galillo, fr. glotte. Dès au moins le début du Xème siècle, si non avant, notre mot "galeta" est passé en latin médiéval sous sa forme navarro-aragonaise (galleta), désignant une sorte de vase à vin. Burette est bien une signification qu'a notre mot en gascon, plutôt utilisé sous forme masculine suraffixée "galeton"(cf. galetoû: burette, petit entonnoir,petit creux, marchand ou fabricant de burette, selon Palay), cette définition nous suggère qu'autrefois, le "galeton", c' était l'artisan qui fabriquait les "galetas" (fr. burettes). On retrouve explicitement ce sens de burette dans la définition du mot "galleta" en espagnol du 18ème siècle : Galleta: Un género de cántaro de cobre pequeño y manual, con un caño torcido para echar el liqüor que contiene, de que suelen usar algunas Religiones en el Refectório para echar el vino. Dic. de las Autoridades, 1734. En espagnol contemporain, la définition a pris une connotation à la fois plus séculière et plus générale f. Vasija pequeña con un caño torcido para verter el licor que contiene. (DRAE, Galleta2). C'est bien à son goulot prolongé par un col recourbé que le récipient doit son nom dérivé de canaleta. En portugais contemporain, "galheta" traduit très exactement le mot français "burette", comme "galeton" en gascon. C'est le même mot, seul le suffixe est différent.
L'autre sens du mot "galleta", plus général, est "récipient pour contenir du liquide", genre seau. Le mot "galeta" en gascon n'a pas cette signification, c'est vraisemblablement une invention navarro-aragonaise. En aragonais le jet de liquide se dit "gallo" (reconstruction illégitime à partir de gallete) et le seau pour recueillir ce liquide a été appelé galleta. On retrouve le mot avec cette signification en basque guipuscoan et biscayen (gaileta: seau); en catalan de Catalogne: galleda (anciennement et dialectalement galleta) (fr. seau); aussi en moyen français: jallet, jallette ou jalette (douhes jallettes a recevoir aigue, I jallet a laver voirres (Invent. mobiliers ducs de Bourg. P., t.1, 1364, 33 cf. CNTRL) mais aussi dans de nombreuses langues romanes, comme, par exemple, le lombard (galeda); le roumain (găleăta : seau pour recueillir le lait) etc, etc.
On voit que le mot en langue(s) d'oil a du subir à son tour l'effet de la confusion avec l'étym. "gallus": a. fr. jal, jau (coq), ce qui explique la fricative du mot français et... une tendance au retour à la simplification de la liquide, influx probable du diminutif de jal / jau (coq) qui est jalet, qui a produit l'effet inverse de celui observé en aragonais (chez qui gallo > gallete selon l'étymologie populaire). Ainsi, en wallon, le mot galet (récipent pour contenir un liquide) servait également d'unité de mesure de volume pour un liquide, de même, jallet, jalet, jallaie ou jalaie en moyen français. Par changement d'affixe de jalet /galet est apparu jalon/ galon var. gallon, mot qui sert encore de nos jours comme unité de volume en anglais, un héritage probable du normand.
On peut imaginer que l'incorporation du mot navarro-aragonais galleta en latin a été fondamentale pour son voyage (galleta = récipient, en particulier pour stocker et transporter du vin). On le retrouve non seulement dans diverses langues du domaine roman mais aussi du domaine germanique et même balto-slave (polonais etc.). Les mentions les plus anciennes lient notre mot au vin, la "galleta" contient du vin et celà n'a pas l'air d'être une burette si on en juge la définition de "cratera" dans cette glose en latin hispanisant transmise par un moine bénédictin de l'abbaye de Cluny cratera: vas vinaria, quod es (sic) galleta, anappum, scalam. (Xème siècle) Dans un manuscript du monastère de Cardeña, près de Burgos, qui est daté de l'an 1004, on trouve dans une liste d'items en latin ponctuée d'expressions romanes, la mention: 4 galletas de vino.
Notre mot apparait déjà dans un manuscrit en francique oriental ancien (Franconie) au tout début du onzième siècle sous la forme "gellit" , c'était gellita en allemanique ancien du même siècle (aujourd'hui gelte). Le mot désignait des sortes de récipient pour stocker et transporter le vin. On comprend alors que le moteur du voyage de notre mot pyrénéen au-delà de la Romania a dû être le commerce vinicole. Le mot a voyagé fort loin, on le retrouve jusqu'en polonais et dans des parlers baltes.
On a avec la trilogie "gau, galet, galeta" un cas d'école montrant comment un mot, de formation bien gasconne, a pu voyager et aboutir dans les lexiques de langues des domaines roman, germanique et balto-slave. Cet article veut montrer que la philologie gasconne n'est pas une matière à négliger en romanistique. Sans prendre en considération le gascon et sa philologie très particulière, on est absolument dans l'incapacité de comprendre la relation entre galleta et le latin canalis et d'expliquer l'origine de l'étymon "galleta" .