diumenge, 16 de maig de 2021

*Uasso, un étymon gaulois pour le mot "vailet" en gascon? Pas si sûr...Plutôt le latin bajŭlus.

 En français, l'étymon du mot valet  est le mot gaulois *uasso- (proto-celtic *uarso-) qui signifie serviteur. Le mot vassal en est une forme latinisée par affixation de uassus (vassus - > vassalus) facilitant l'adaptation en roman deu mot gaulois. Une autre forme adaptée par affixation est vasset qui est synonyme de vassal. On trouve aussi dans le Godefroy les formes vassel , vasselle, vaisselle, vasselet et vaisselet qui signifient soit vassal soit serviteur ou servante. Enfin on trouve le mot vaslet, ancêtre du mot français valet, que l'on fait dériver de vasselet par un évènement de délétion d'une syllabe. La forme varlet, que l'on trouve en picard, en wallon et en provençal aurait  la même étymologie, par rotacisme ( voir valet, CNTRL).  Donc *uasso- > lat. vassus >  lat. vassalus;  roman vassal - > vassalet ou vasselet - > varlet ou vaslet - > valet. Cette séquence assez compliquée est toutefois généralement acceptée.

La forme strictement occitane est "vailet" que l'on trouve en gascon, également répandue en occitan à l'ouest du Rhone et en catalan jusqu'en valencien: vailet. Cette forme ne dérive pas forcément de "vasselet" via "vaslet", car cette dernière forme n'est, à ma connaissance,  pas du tout attestée ni en catalan, ni en gascon ni en languedocien. Les troubadours originaires de l'ouest du Rhône n'employaient que la forme "vailet", à l'exception du Roussillonais Guillem de Cabestany qui employait le mot "vallet", probablement une forme proprement catalane pour "batlet" ou "batllet", voir plus bas. Le troubadour provençal R. de Vaqueiras employait la forme française de l'époque "vaslet".  Il n'est pas obligé (ni impossible) que le mot proprement occitan "vailet" dérive de "vasselet" via "vaslet". L'absence totale d'attestation de cette forme "vaslet" en gascon, ancien comme moderne, permet de douter de la pertinence de cette dérivation. J'ai une autre hypothèse étymologique, latine et non celtique, qui explique beaucoup plus simplement le mot gascon "vailet" (baylét). J'explique à la suite les arguments qui me font adopter cette hypothèse non conventionnelle. 

Le mot bajŭlus  signifiait en latin "portefaix" et a pris le sens de serviteur en roman. C'était bien le sens du mot de l'ancien français "baille" qui  dérive de bajŭlus  en droite ligne (définition du mot "baille" dans le dictionnaire Godefroy d'ancien français: "baille: celui qui est au pouvoir de, valet, serviteur").  C'est aussi par ce mot qu'on désignait le maire autrefois, un héritage médiéval. En gascon le mot existe toujours avec ce sens de maire même s'il est un peu éculé, c'est bàyle, var. bàylou (Palay). En gascon "baylét"  veut dire valet alors que "baylòt" désigne un petit maire (cf. Palay).   En catalan, le mot batlle, de bajŭlus,  signifie toujours maire (voir ).  En catalan est aussi conservé localement le mot batlet pour désigner l'outil de menuiserie qu'on appelle valet (cf. Alcover-Moll). Ce mot catalan "batlet" renvoie au mot "batle" qui est la forme ancienne de "batlle", ce qui confirme bien l'étymon "bajulus" pour ce mot catalan comme pour "baylét" (= "vailet") en gascon et "baille" en ancien français. Le catalan a aussi emprunté le mot occitan vailet, attesté dès le 14ème siècle en valencien. Les Catalans ont également emprunté la forme provençale "varlet" devenue "barlet" qui, en catalan, n'a que le sens de l'outil de menuiserie, le valet. Autrement dit, "barlet" est la forme d'origine provençale correspondant au mot et synonyme proprement catalan "batlet"  (ce dernier non incorporé en normatif, contrairement au mot "barlet"). 


L'hypothèse de la dérivation du mot gascon "vailet" à partir de "vassalet" suppose donc une séquence assez compliquée et, au final, assez peu crédible car elle implique un intermédiaire "vaslet" dont on a trace nulle part en gascon. Notre mot a bien pu dériver beaucoup plus simplement de bajŭlus, comme c'est le cas pour les mots "baille" (synonyme de valet)  et "batlet" (valet de menuiserie), respectivement en ancien français et en catalan. En gascon, on aurait donc la séquence suivante: 

lat. bajŭlus - >gsc.  baile - > gsc. bailet (affix.). 

Il est probable que les deux mots d'étymons distints, le latin et le celtique,  se soient croisés: bailet x vassalet, ce qui expliquerait les différentes formes: vaslet, varlet, vailet et valet. On aurait ainsi le résultat de la rencontre de deux étymons synonymes: le gaulois *uassos (lat. vassus)  via le mot "vassalet" et le latin bajŭlus  via le mot gascon "bailet" devenu "vailet" en dehors de la zone gasconne par influence de "vaslet", ce dernier mot dérivant de "vassalet" ou "vasselet" par réduction syllabique.  





diumenge, 2 de maig de 2021

Barrar, barra, barrica, barrèra une famille de gasconismes voyageurs (fr. barrer, barre, barrique, barrière), étymon latin vallo, vallāre (fermer par une palissade), vallus (pal).

 Barrar, barra, barrè(i)ra etc;  fr. barrer, barre, barrière etc voici une famille de mots pour lesquels on n'a pas d'hypothèse étymologique très convaincante, ce qui a conduit à supposer un étymon inconnu pré-latin  (voir barrar dans le G.D.L.C.). On a supposé un celtisme mais aucun étymon celtique connu ne semble bien correspondre. L'étymon gaulois "barros", tête, extrémité, semble sémantiquement peu pertinent".  Alors permettez-moi de vous en proposer une explication étymologique assez simple, à la fois latine et typiquement gasconne. L'évolution historique de la phonétique gasconne, très particulière, explique que la relation du mot avec celui du latin classique soit passée quelque peu inaperçue. 


Du verbe latin vallo - vallāre (fermer par une clôture de pieux, entourer ou clore un lieu par une palissade) ont dérivé le verbe (éteint) en ancien français "valer "(entourer d'un rampart, ramparer cf. Dic. Godeffroy) et le verbe espagnol "vallare" : cercar o cerrar un sitio con vallado (DRAE), c'est à dire entourer ou fermer un lieu avec une palissade, une clôture. En catalan, ce verbe "vallar" a subsisté sous la forme affixée vallejar (creuser une excavation), le verbe vallar signifiait à l'origine entourer  par un "vall" (s.m.),  deu latin "vallum" qui désignait la palissade, entendu aussi au Moyen-Âge comme "fossé" d'où le substantif catalan vall (s.m) (fossé, excavation) et le mot des troubadours  val (id.). Aujourd'hui en oc. on dit plutôt un "valat" (fossé), ce mot est bien le cognat de l'esp. "vallado" (clôture) et du gascon "varat" (fossé). Barrar est tout simplement la forme gasconne qu'a prise le verbe latin vallāre, dont la signification latine, conservée en espagnol et en gascon, était bien celle de "fermer" (originellement: par une palissade), "clôturer" (originellement: par des pieux) (latin vallus= fr. pal, pieu). "Barrat" (s. m.) a encore le sens de clôture en gascon, comme son cognat espagnol "vallado",  et en gascon, "barròt" signifie bien bâton (lit. petit pieu). 


En résumé: du verbe lat. vallare (clore par une palissade, entourer d'une palissade -lat.  vallum = palissade; lat. vallus = pal, pieu) est issu très régulièrement le verbe gascon (b/v)arar (fermer par une clôture ou un fossé) conservé sous la forme de son substantif varat (fossé). Le verbe lui-même  (v/b)arar a évolué en "barrar" (fermer), cette gémination expressive permettant de distinguer le concepte de clôture (barrat, s.m.) de celui de fossé (varat, s.m.) (le gascon ne distingue pas le "v" du "b"). Les deux mots gascons barrat (clôture, fermé) < latin vallāre ) et varat (fossé, de varar < lat. vallāre) sont en fait absolument cognats, c'était le même mot à l'origine. La généralisation de la gémination chez les membres de cette famille de mots gascons est relativement tardive dans l'histoire du gascon, on trouve encore la forme "bareira" (graphié ainsi pour "barèira") au 12 ème siècle,  en concurrence avec la forme "moderne" avec géminée barre(i)ra (pour barrè(i)ra, cf. le glossaire de Luchaire). Le mot "varat" a échappé à cette gémination, probablement préservé par attraction des dérivés gascon du latin "vallis": devarar, devarat (fr. dévaler, dévalé). En revanche, seule la forme avec géminée "barra" a été incorporée en latin médiéval - un gasconisme en latin, comme on l'a déjà vu avec  "galeta" (< canalĭtta, le récipient à col ou bec genre burette, rien à voir avec la galette) - et c'est bien sous cette forme "barra" que le mot a du voyager, véhiculé par le latin. Cette gémination expressive (de violence ou de défiance, de dégoût) n'est pas exceptionnelle en gascon. Par exemple, le mot du gallo "marache" (sorte de petit requin) est devenu en gascon "marrache" (aussi graphié marraisha) et du latin pellissa a dérivé le mot gascon perrissa. On peut supposer, dans notre cas,  que cette gémination qui apporte un gain expressif au mot a pu être provoquée originellement par le sens brutal, agressif, du verbe "abarrotar" qui, en gascon, signifie bastonner, cogner à coups de "barròt" (bâton, gourdin < latin vallus).

Donc, le mot "barra" peut être le dérivé de vallum (palissade, plur. valla) voire même re-formé par dérivation a partir du verbe (v/b)ar(r)ar (lat. varāre): clôturer par une palissade ou (au Moyen-Âge) un fossé, une excavation. Barra est, de toute façon, le cognat gascon du mot espagnol valla (clôture, palissade). Le mot gascon avait probablement aussi le sens de pieu, pal autrefois, l'étymon ayant gagné la notion de fermeture en roman mais, en latin, le substantif "vallus" avait bien la signification de pieu, de gros morceau de bois, signification qu'on trouve conservée en gascon avec le dérivé affixé barròt (bâton, gourdin). Ce dernier pourrait tout aussi bien être un dérivé spécifique du latin "vallus" - pieu, pal-  avec affixation, peu importe, l'étymon est de toute façon le même dans les deux cas.  La forme masculine dérivée régulièrement de vallu- (palissade, pieu)  poserait en gascon un problème, elle serait homonyme du dérivé de vallis (vath) fr. val, vallée), comme c'est le cas avec val (fossé) et vall (fossé, id) respectivement en occitan et en catalan. D'ailleurs le mot des troubadours "val", normalement masculin (fossé), y est parfois traité comme féminin par confusion avec le dérivé de vallis (en oc. val, s. f).  Les mots gascons "barra" et "barròt" ne posent pas ce genre de problème. Si la relation morphologique avec l'étymon a été perdue grace à, ou à cause de, l'évolution phonétique très particulière au gascon, la relation sémantique avec l'étymon, en revanche, a pu être assez bien conservée en gascon même. Le sens de "pieu" du mot latin "vallus" se retrouve en gascon avec ce diminutif, "barròt"  (bâton, gourdin), qui, en gascon, s'emploie bien plus couramment que baston dans ce sens (fr. bâton), baston en gascon signifiant (aussi)  fourrage, litière . Baston est un mot exclusivement gascon, dérivé affixé de "basta":  bruyère, ajonc, plantes qui poussent dans les friches cf. eusk. "basati": qui est grossier, non cultivé, sauvage, de "baso": friche, bois. Cet étymon est possiblement à l'origine de l'hydronyme navarrais  Baztan correspondant à la Haute-Nive et que l'on retrouve en Bigorre (Bastan = qui est de la "baste", en friche, sauvage, toponyme de la vallée hérité par la rivière elle-même). Barta (barte) var. barda (barde cf. le glossaire de Luchaire) est probablement une autre forme du même mot, derivée par rhotacisme. Le mot  barte étant glosé en "silva" en gasco-latin médieval,  Luchaire  traduit le mot barte par "forêt" (cf. le glossaire). En gascon, la barte désigne en fait une friche inondable. 

Abarrotar signifie bien frapper à coups de bâton, bastonner, c'est un gasconisme sémantique qui n'a pas voyagé, la relation du mot "barròt" avec le concept de "pal", "pieu" du mot latin vallus ne pouvant être faite que dans la langue originelle, le gascon, et non dans les autres langues ayant acquis le mot gascon "barra" par le biais du latin (en latin: pièce de bois qui empêche le passage, barrière).   Par ailleurs, "barrat" (s.m.) a bien gardé le sens de "clôture" en gascon, exactement comme son cognat "vallado" en espagnol. Cette gémination des dérivés de vallāre et vallu-s/m a permis à la fois de créer de vrais faux nouveaux mots en gascon et de conserver la signification de l'étymon car, et il bien est là, le génie gascon, on ne peut pas confondre barra avec vath (vallée) ni même barrat (clôture) avec varat (fossé), en dépit de l'origine unique de ces deux derniers mots. 

Ce mot gascon "barra" été adopté sous cette forme en latin médiéval avec le sens originel de " pièce de bois  qui empêche le passage ", ce qui a du provoquer l'expansion de ce mot et des membres sa famille dans toutes les langues romanes et au delà. Le mot a plu, à l'évidence. Pour moi, pas de doute, c'est un magnifique gasconisme. Les linguistes ne s'en sont pas aperçus, c'est assez habituel, beaucoup ont effacé le gascon de leur radar en le confondant avec le provençal ou l'occitan. Ils ont tort! Ce mot ne peut pas être de construction occitane (sensu stricto), seul le gascon peut expliquer son évolution originelle à partir du latin, encore faut-il vouloir ou pouvoir garder le gascon en considération !!!  C'est probablement grâce à l'incorporation de ce mot "barra" au lexique du latin médiéval (probablement, à l'origine, sous la plume d'un ecclésiastique gascon, comme pour cet autre mot gascon passé au latin, galeta, pour désigner un récipient type burette, un flacon à col ou à bec) qu'il a pu aisément voyager dès le Moyen-Âge. Et il a pu, par la suite,  continuer son évolution en dehors même du roman pour atteindre une dimension universelle. Il est  devenu en lui-même un étymon !!!  Et, à ce propos, quand rouvrent les bars?  Los bars que son barrats!!! (Ecrit en temps de confinement :-D ).



Quelques étymons celtiques d’intérêt en gascon.

 La liste n'est évidemment pas exhaustive et sera amenée à évoluer avec l'addition de nouvelles entrées.

 

*Bonno- (frappe) > *bomo- (frappe, action de creuser, sillon de terre >  gasc. "vomet"  (affixé, sillon de la charrue),   cf. breton bom, buem, bomm : sillon de la charrue, sillon de terre.

Confusion avec gasc. vombre, vombret < lat. vomer (fr. soc)  d’où vomièr (P. de Corbac), vomèr, (archives médiévale) vomet, vome qui signifient "soc"  voir là.

 

*Bunno (butor) > gasc.  bom (butor), gallois bym (id .) 

N.-B. Bunno > bunnāno (affixation du précédent, id ) >  irl. bunnàn, (butor),  En eusk.. butor se dit "txori zezen", calque de l’esp. avitoro (oiseau taureau), qui est l’étymologie populaire du mot butor. Le celtique *bunno peut être rapproché du verbe *bud-no:   alerter, réveiller  (allusion au cri de l'oiseau qui évoque le son d'une corne de brume). 

 

 *Er(r)o-  (s.m.) aigle : ar(r)ian, ar(r)ianglo (vautour)  < err(o) + anglo.   anglo soit  masculinisation du mot gasc. "angla" ("anglo"= mâle de l’aigle) soit syntagme celto-latin  er(r )- V - aquilu-  aigle marron .  

*er(r)o > *er(r)āno - > eusk. arrano  (aigle) voire là. 

 

Gabro  (bouc) > gabre  (vieux mâle de perdrix, Palay).  Pour l’étymologie du mot gascon, cf.  Etym. Dic. Proto-celtic, Matasoviç qui renvoit à  Gamillscheg 470. L’occitan a aussi gabre (s.), gabrar (v.) qui sont cognats voir TdF. En breton gavr : chêvre < *gabra, irl. gabhar (id.). 

 

*Galā (bravoure, courage, vigueur)  via gālyo ( ?) (vif, brave, courageux) - > galhèir  (s.m.): force, vigueur , galhè(i)ra (état de ce qui est vigoureux),, galh (vif) etc.  cf. breton gailh : vif. 

L’étymon se confond avec le latin gallus : coq (cf le coq gaulois) . 

 

? *Garano (grand échassier : grue, héron, cigogne) -> gairin (héron, échassier de grande et moyenne taille) . C’est possiblement la confusion  étymologique d’un hypothétique dérivé gascon  de garano- (*garaŋ)  avec le mot gascon garia (poule, lat. gallina) qui a provoqué la formation de  ces dérivés aberrants de garia  servant à  désigner des échassiers de grande et moyenne taille  : *gar-aŋ x  gar i-a -> gairin; garia (accent sur le i)  - > gariòu  (hérons et échassiers) et gària (femelle du héron, dérivé dégressif de gariòu ou de garía). Le basque kurullo (grue) est un emprunt au latin ou roman  grua ou grulla X ollo.

 

*Glina (v) (coller)  -> glahar ; glanh, glahèr (fatiguer, ahaner ; mauvais état physique ou moral ). Cf. la formule de guérison citée par le médecin bordelais  du 5ème siècle Marcellus Emperius : exugri conexugri glion : sors, va-t-en chose collante. (voir )


*Kaliāko- (s.) (coq) :   calhòc (goéland, coq de mer).  Cognats : irl. cailleach, bret. kilhog = coq

L’euskara a le mot kayo (mouette, goéland). Ce mot est généralement considéré  dérivé d’un mot roman,  p.-e cognat de l’esp. gavia (mouette) ou du fr. geai et de son cognat asturien gayo (id.)  (cf. Agut & Tovar D.Et.Vasco) . Cependant, M. Morvan propose une tout autre hypotèse étymologique, proto-eurasienne, non romane, cf. kaiak et kaio dans son dictionnaire en ligne. 


*Kallyo (s.) quelque chose de dur, pierre, sabot  (du cheval) -> calhau (f. affixée *callyàvo-? cognat, fr. caillou). *Are-kallyo  > arralh (ébouli de cailloux, glace), cognat de l’asturien argayu (ébouli de cailloux) passé en esp. argayo. 

 

*Kalyo- (s.) tache ->, galhet (tacheté, pie), galhat (tacheté), galhar (commencer à murir, se dit pour le raisin, un fruit), pigalhat = piga(t) x galhat (bigarré)

 


*Karrekĭ- : rocher > carric, - > carròc / carròt (changement d'affixe)  (rocher) cognats de l'irl.  carraig  (id.); de l'ancien breton carreg (id.)  cf. basque harri (s.), harrikatu (v.), harrika egin, p.-ê un leg celtique en basque, comme hartz, arrano, andere, isokina, gauhontz etc…ou l’inverse, un prêt non i.-e. en celtique ?

 

*Kawos, kawa  (lit. hurleur-hurleuse, appliqué aux strygidés). , 

*kawos > guè(h)us, ga(h)ús, caús, (hibou); en oc. : còis, caús, gabús (id.), cat. gaús (id.) , allem. Kauz (id.), eusk. gauhontz, gabontz , etc (id.). 

*kawos > *kawān(n)os, lat. cauannus  (forme affixée, gemination expressive (?), fr. hibou) : gasc chavan,  emprunté a oil, cf fr.  chouan, chat-huant) ; 

*kawa > kawāka (f. affixée, chouette) >  cavèca, gavèca, fr. chevêche, eusk. : kaheka, id)

 

*Kasso-  (tressé, enchevetré, par métaphore: chêne) -> gasc. casse, casso, cassi. 

Kasso- > kassāno- (affixation du précédent,  chêne): oc. cassan,  et les dérivés gascons: cassanhèr , cassanhèda etc < cassaŋ +èr ,-èda  (chênaie) etc.

 

*Kawaro-  (géant, colosse) > celt. *kawarāko-  (lit. gigantesque, colossal)  > cauerat, caurat (cachalot)

 

*Kolāko- ( étym. colgā, affixé en āko épineux, qui transperce): mot affixé dont la racine correspond au mot moyen-gallois "col" aiguille, épine; cornique col, colg id.. la racine protoceltique est colgā: chose qui transperce, en part. dague, épée  -> colac (alose) cf. FEW 2, 866  eusk kolak (id.) 

 

*Kumbos (lit. creux, concave, et, par métaphore, les suivants) -> com, comet, comada (abreuvoir, auge, cuve à foulon) (= bret. komm : abreuvoir, auge, cuve à foulon etc.) Cat. cóm : auge (emprunt au gascon probable). Le latin a emprunté au celtique le mot cumba : sorte de vallée > gascon coma : vallée propice au pâturage, et aussi, dans les Pyrénées (gasc. , arag.,  cat. ):  estive d’altitude, près des sommets ou des cols, sans précipice. 

 

*Kragāko (étym. carapacé, esturgeon  -> creac (esturgeon) cf. FEW 2, 1266.   

 

*Kragāka (étym. carapacée, coquillage) -> craca , crèca  (coquillage, noix) + dérivés affixés : cracòt etc. 

 

*Lugrā (lune)  -> lugran (f. affixée –ānu, astre qui brille (comme la lune) par métaph.  œil, ver luisant; par changement d'affixe :  lugret (étoile, éclair), lugrèra (constellation) lugrir, lugrejar (briller, étinceler) etc. Le mot oc. lugre est un synonyme et pourrait dériver, par dégression, de lugran, si non directement du mot celtique. L'occ. lugarn est d' un autre étymon celtique (*lukarnon -s.n. : lampe artificielle, flambeau, cognat celtique du latin lucerna, *lukarnon > "lucarne" (en a.-fr. : flambeau, lampe), breton "lugern" (chose brillante), gal. "llugorn" (lampe). La signification d'étoile de lugarn est par confusion avec lugran. L'étymon latin "lucanu" est representé en gascon et en aragonais par lucana (lucarne qui laisse passer la lumière du jour), en cat. llucana, id., en basque lukana id. 

 

*Lukos (s.m.) (loup? brochet?). En association avec mor(i) (mer en celtique), *morlukos (loup de mer? brochet de mer?) -> mǝrlucs -> gasc. merlús  (s.m.) > esp. merluza etc. Le catalan a llus (s.f.) (<lukos), syn. de llobina (diminut. de lloba ,louve : fr. bar, loup de mer). La séquence de la dérivation lukos -> lus  (en a.-fr. lus var. lux, luz etc < lucus s.m. = sorte de  brochet)  est débattue, j’ai opté pour l’hypothèse d’une dérivation à partir du cas sujet lucs  de lucus (lukos) avec assimilation   -> lus au lieu d’un dérivé latin *lucius, mais le résultat est le même.  Le mot molua, morua (morue) a une étymologie similaire,  *morluca (louve de mer? ) -> *morluga - > morlua > molua, morua   Le problème posé par la signification "loup" de *lukos (lucus, lucius) est que cet étymon n'est pas productif dans les langues néoceltiques pour signifier ce canidé. Ce problème est évoqué par X. Delamarre dans son Dic. Gaul.  Peut-être un mot emprunté par les Gaulois marseillais  ou orientaux (Galates ou Gallo-grecs), au grec λύκος (id.), et ayant diffusé  en Gaule. Un autre problème de ce type se pose avec le mot gaulois *uranka (fr. patte, griffe), à l'origine de "branca"  en gallo-roman (sens large, oc.-rom.  compris) (fr. branche). Le mot semble inconnu en celtique médiéval, breton compris. Il s'agit probablement là-aussi d'un emprunt strictement continental à une langue orientale, possiblement balto-slave (en lituanien ranka signifie main, cf. X. Delamarre Dic. Gaul.). 


 

Morc’hast (mor + gast lit. mer chienne, chienne de mer). Mot breton  (sorte de squale) > gallo marache (s.f .) (id )->  poit-saint.:  marache (s.f. sorte de squale ; sorte de poisson) > gasc. marrache (s.f. aussi graphié marraisha) : roussette, sorte de squale > esp. marraxo (s.m.) (requin, notez le changement de genre qu'a subi le mot en entrant en espagnol : cela signe un prêt du gascon noir: le / el > esp. marrajo (requin, évolution phonétique du précédent) > esp. marrajo – marraja (adj.) (perfide)  - > gasc. marraca  (s.f.) toile d’araignée. Magnifique mot voyageur originaire du breton qui se retrouve dans toutes les langues de la péninsule voisine et qui a fait une boucle en gascon en passant par l'espagnol. Aussi en catalan deux fois : marraix (s.m. sorte de squale) et marraco (s.m. méchant monstre qui fait peur aux enfants < esp. marrajo) et à Sète : lo maraca  (prononcé maraco) sorte de squale (< esp. marrajo). 

 

Morgu (mor + ku, lit. mer chien, chien de mer). Mot breton (roussette, petit requin) romanisé en gallo, passé au poit.-saint. (oleron : mǝrg = roussette) et en gascon: mirc (s.m.), mirca (s.f.) = roussette (mirc à  Bayonne dès le 13eme s. cf. DAG 12). Le mot ne semble pas s'être installé en Espagne, contrairement au précédent. 

 

*Sukku (groin de porc) - > soc (sillon de terre ou  soc selon les parlers) socar (faire de la corde, cordier < sillons), socada (ensemble de sillons ; de souches, action de serrer fortement un cordage) ; soc,-soca : stupide. *Sukku, par métaphore, est en grande partie similaire à *bonno (breton bomm, buem, gasc. vomet : sillon) et de son féminin bonna = souche, fondation, lieu de peuplement.  L’occitan (non-gascon) ne connaît pas le mot "soc", contrairement au gascon, aux langues d’oil et à l’arpitan  (en breton: souc’h = soc, le sens est gaulois). 

 

*Taranus l’orage, dieu de l’orage - > taram (tonnerre). 

 

 

 

dijous, 29 d’abril de 2021

Glahar, glahèr, glanh. Etimon celtic: *glina. cognats: guallés: glynu; irl.gleinim; m.bret. en-glenaff ( gasc. pegar).

 Lo gascon qu'a lo vèrbe glahar qui significa estar flac, estar malaut, flacar (var. hlacar) o eishaletar, pantaishar acompanhat deus substantius glahèr e glanh qui designan un estat de flaquessa fisica o morau, de malautia.   L'etimon n'ei pas sabut peu FEW. Au men sabut, lo mot n'ei pas sonque biarnés, landés e de la region bordalesa (cf. Palay; autanplan in  P. Moureau: Lex. Teste de Buch: glahà).  Jo que vse'n prepausi ua explicacion etimologica. 

L'etimon de "glahar", "glanh" que poiré estar representat peu mot galés "glion" qui trobam  en ua formula magica curativa,  reportada peu mètge bordalés Marcellus Empiricus (sègle 5) : "exugri, conexugri glion"  (Dottin 214 n°10, DAG 390 n°19).  L. Fleuriot (EC 14 [1974] 58-63)  qu'arrevira la formula atau:  "fuis, va-t-en chose collante". En efèit, lo mot "glion" (s.n.) que significa literaument "causa qui pega".  Lo vèrbe corresponent qu'ei *glina qui significa pegar  (guallés glynu; irl gleinim, breton miejan en-glenaff = pegar, que pegui, fr. coller, je colle)  ved. lo  Celtic Lexicon de L'Univers. de Guallas, autanplan in Dic. Gaul. de X.Delamarre, egaument notat gli-na in Matasoviç, Etym. D. Proto-Celtic , dab la virada anglesa glue (un vèrbe = pegar).  

Que podem har derivar los mots gascons glahar et al.  d'aqueste vèrbe celtic "*glina" (pegar) absoludament shens nat problèma. 

Gal. *glina (v) ->  lat. tard.   glenare (v. atestat cf. CNTRL glaner) -> *glanar ->  gasc.  *glanhar / *glaar ->  glahar. 

*Glanhar (v)  -> glanh (s.m.) en biarnés (Aspa).  Palay que'ne balha la definicion qui sèc:  glagn: état d'affaiblissement moral et physique): .

glahar (v.):  ahaner, être las, fatigué -> glahèr (s.m.)  Palay que'n balha la definicion qui sèc: "grande fatigue, nonchalance, paresse, spleen". 

La "h" de "glahar" qu'ei d'aconòrt, epentetica, que compensa la pèrda de la "n" en evitar atau la reduccion silabica, qu'ei comparabla a la deu mot  "truha" varianta de "truna" (latin trĭbūna > truna > trua, truha) (ved. Palay true, truhe).

A l'origina, lo "glion" que pogó estar ua causa  "qui obstrue la gorge" segon X. Delamarre, Dic. Gaul..  Totun,  lo vèrbe "glahar" que's gahè  ua significacion  mei generau de malestar, d'estar fatigat. Lo vèrbe "glahar" que poiré dilhèu representar, d'un punt de vista semantic, un equivalent celtic d' "empegar" (fr. embarrasser, significacion metaforica a partir d'en + pegar, lit. fr. en- coller), ací aplicat a la santat. 

Aquiu qu'avem un navèth exemple d'un mot  pròpi deu gascon, non comprensible en las autas lengas romanicas, qui voi ahíger a la lista deus etimons celtics en companhia d'un hèish d'autes mots com "bom" (butòr), "lugran" "taram" (pericle), calhòc (sinonime de gàrie s.m.), cauerat etc. L'etimon deu vèrbe celtic *glina "pegar" qu'ei plan atestat en un obratge aquitan de medicina deu sègle V dab aqueste substantiu "glion" (s.n.). Aquesta atestacion qu'ei preciosa, un testimoniatge d'aqueste escantilh n'ei pas tan frequent. La subervivença deu mot celtic dab ua significacion medicau en gascon que's pòt explicar per rasons de tradicions deu maine etnologic, religiosas, astrologicas, magicas o assimiladas, com e seré lo cas dab "lugret", "lugran" etc; "taram";  "baran" etc. 



diumenge, 18 d’abril de 2021

arrian(g), arrianglo, trango, E(r)riap(p)us (teonime), mont Arrié, marmèra de Rapp: l'ipotèsi de l'etimon galés er(r)o- (agla) en gascon de la hauta vath de Garona.

 Lo mot "arrian" (s.m.), var. "arian" (n velara, Rohlfs e Palay que grafian lo mot en "arriang") que designa lo vutre (fr. vautour) en gascon deu Haut-Comenge garonés (Luishon, Aran). Lo praube G. Rohlfs  (in Le Gascon) qu'arreligava lo mot gascon au basco "arrano" (agla), ipotèsi adoptada per Wartburg (FEW) shens precisar la via gahada per aquesta derivacion. Aquesta ipotèsi de Rohlfs, a la fèita fin, n'ei pas acceptabla atau per rasons de dificultats morfologicas. Totun, que podem guardar lo presupausat d'ua parentat etimologica enter lo mot gascon e lo basco peu miejan de l'ipotèsi celtista. Que'n parlarèi mei baish.


Lo mot ar(r)ian qu'a un sinonime "arrianglo" (notat arrianglou per Rohlfs) qui'n sembla representar ua varianta. En seguir Coromines (el parlar de la Vall d'Aran), que volem descompausar lo mot arrianglo en arri e -anglo
Angla (grafia alibertina) qu'ei ua varianta atestada d' "agla" en gascon (lat. ăquĭla). Totun, a(r)rianglo qu'ei un substantiu masculin, au contra d'angla qui ei feminin. Aquerò que'ns suggereish que'nse poderem trobar de cara a un sintagma compausat d'un substantiu masculin escur derivat en "ar(r)-" e "aglo", aqueste darrèr que poiré estar sia ua fòrma reformada a partir deu mot gascon angla (ăquĭla) sia 
derivar deu mot latin  ăquĭlus qui significa marron (cf. l'arriu Aglí < lat. aquilinus, "arriu marronenc" a causa de la color de l'aiga) e la vocau finau atòna que seré de sostien. En aqueste cas, lo mot gascon arriang(lo) que poiré representar un sintagma similar au basco "arranogorri", "arranobeltz" qui designan lo vutre (lit. agla arroja, agla negra). Notatz lo haube (lat. fulvus) o marron n' èra pas ua color repertoriada peus Aquitans qui n'avè pas cap de mot entà definir-la. Lo basco qu'a emprontat au  romanç lo mot marroi (< marron) tà díser marron. Per contra, los galés qu'avè mei d'un mot tà díser marron, per exemple, *giluos passat en latin com a giluus (marron clar, que s'aplicava aus shivaus, com badius, fr. bai.). 
 Las duas ipotèsis (deu gascon angla o deu latin aquilus) que son acceptablas, que mian tau medish resultat. A mei, ne son pas exclusivas l'ua dab l'auta puisque lo sens prumèr d'aquila (agla) en latin qu'ei "de color marron" aplicat a un subjècte feminin (latin  aquila ăvis,  = gasc.  au marrona, ausèth marron= agla). Adara, qué representarà aqueste prumèr element "arr-"? 

Coromines que prepausè lo mot "arr" que poiré representar lo mot d'ua lenga indo-europèa entà díser "agla", per exemple lo gotic òr (ar). Totun, lo mot estant estacat au  territòri poblat peus cèltas en l'antiquitat  (Garumni, capdulh Salardunum), que'nse cau considerar la possibilitat d'un celtisme.
Lo mot proto-celtic entà díser agla qu'ei estat reconstrusit com a erero- (Celtic Lexicon)  o eriro-  (
R. Matasović Etym. Dic. Protot-celtic). Totun, aquesta fòrma a l'origina de l'irl. irar (s.m.),  deu guallés eryr (s.m. e s.f.) e deu breton erer (s.m.)  qu'a un doblon en britonic representat en cornic e en breton peu mot  "er" (s.m.) qui significa "agla" tanben.  Aqueste darrèr mot que hè supausar *ero- , fòrma non derivada segon R. Matasović (in Etym. Dic. Protot-celtic, eriro),  Deu son costat, X. Delamarre (Dic. Gaul.) que'nse cita ua seria de noms galo-romans qui poirén plan representar l'etimon, solet e en composicion: Errus, Eridubnos (interpretat possiblament  com a agla negra per X.D.), Errumosito- (agla tustaira segon X.D.) etc. Alavetz *erro- < *erero (ērero?) e  *erro en concurréncia dab *ero-? N'ei pas clar. Totun, geminacion o  non, la senda etimologica celtista ací que se'n pòt acomodar shens problèma a causa de l'atraccion de la particula prostetica gascona. Atau,  en cas de la "r" simpla: en posicion pretonica er  > ar- -> arr- per atraccion. En cas de geminacion, en posicion pretonica, err- > arr-. Egau. Notatz qu'aranglo ei ua varianta d'arranglo e arrian qu'a la varianta arian (Rohlfs, Le Gascon...; Coromines El parlar...), çò qui permet de considerar l'ipotèsi de la non-geminacion de l'etimon. Alavetz, en abséncia d'argument hòrt qui'm permeteré d'eliminar shens dobte ua de las duas possibilitats, r simpla o dobla, que conservarèi las duas: geminacion e non geminacion en adoptar la grafia r(r): er(r)o.  

En tot cas, aqueste etimon "er(r)o-" o ua varianta deu tipe comun en galés e galo-latin "er(r)is", que poiré plan estar representat en gascon peu mot compausat o sintagma arrianglo < *er(r)-e/i-aquil-u/a. Arriangl-o/a > arriango -> arrian(g). A la basa que i podem véder ua nocion de masculinizacion: lo vutre que seré considerat com estant lo mascle de l'agla (fem -angla - > masc. -anglo o -ang) o lo mot anglo qu'ei estat ahijut entà levar ua ambigüitat semantica, ua confusion possibla de err- arr- dab un mot omonime. O lo mot que remonta tau latin en hent ua referéncia a la color deu rapinhaire  (-aquilu- -> -anglo, -ang):lo mot latin aquilus qu'a la significacion de marron. A l'instar deu mot taram (Tarano-, var. Taranis), la conservacion de l'etimon celtic er(r)o- (var. er(r)is) en luishonés e aranés que's poiré explicar per ua motivacion d'òrdi religiós o mitic, etnologic en tot cas.
 
Per çò qui ei d'aqueste etimon celtic en gascon haut-comengés, que'm hè brembar lo  teonime  Er(r)iap(p)us (ua o duas "r", ua o duas "p"; totas las inscripcions non concòrdan sus la grafia deu nom), corresponent a un diu locau venerat peus ancians Coserannés e Comengés qui'u dediquèn un santuari situat suu penent deu Mont d'Arria o d'Arrie a Sent Biat. Que dispausam d'ua representacion deu diu devath l'aparéncia d'un Silvanus desnudat, la figura qu'ei acompanhada d'ua inscripcion votiva qui l'identifica formaument.  Que jo sapi, duas ipotèsis que son estadas prepausadas entà explicar lo teonime. La de J. Gorrochategui que vòu har derivar  Er(r)iap(p)us deu teonime latin Priapus, adaptat a la mòda aquitana (J. Gorrochategui, Onomástica indígena en Aquitania, Leioa: Euskal Herriko Unibertsitatea, Argitalpen Zerbitzua, 1984). Que dobti qu'aquesta ipotèsi sia corrècta per duas rasons: la representacion d'Er(r)iap(p)us n'amuisha pas arren de priapic. A mei, totas las inscripcions (un vintenat) que son redigidas en pro bon latin.   L'auta suggestion qu'ei la de X. Delamarre qui explica lo teonime peu galés  Eri-*òpos = uelh d'agla o semblant a ua agla (X. D. Dic. Gaul). Totun, aquiu tanben, arren hens la representacion deu diu que hè supausar ua relacion quina que sia dab lo rapinhaire. Alavetz, jo que vse'n prepausi ua tresau. Meilèu que non l'uelh de l'agla, lhèu que poderem compréner lo teonime com a l'uelh (*òpos en galés cf. los dic. de protoceltic) d' Er(r)ie* o *Er(r)ia, qu'ei a díser lo guardian de la quita montanha marmièra qui's ditz uei lo dia Mont d'Arrie o de Rié en francés  e qui abriga lo santuari d'E(r)riapus (*Er(r)ia- *òpos),  diu d'aqueste mont, protector e curaire. Lo santuari compren mei d'ua vintenat d'autars dab inscripcions votivas en pro bon latin e esculpturas e gravuras  divèrsas.  Qu'a marcat la toponimia locau: aquesta part deu mont qu'ei dita "malh deras higuras", en aludir a las representacions litograficas. A mei, lo quite diu Er(r)iap(p)us qu'a propablament legat lo son nom a la quita marmièra deu santuari, qui ei dita "carrière de Rapp" en francés ved. aquiu.  Rapp  que poiré viéner deu gascon *Arrap(p), e aqueste  de *Erreap(p) (cf. en gascon  priable var. preable, prable).  En tot cas, qu'ei possible l'etimon de l'oronime Arrie, a còps Rié en francés per "ipercorreccion",  be sia lo medish que lo deu noste mot "arrian".  En gascon, lo mot que representaré un derivat d'er(r)o- (s.m.)  qui designava l'agla e lo vutre. Arrie < E(r)rīa, colònia  de vutres, "vutrèr", qu'ei possible.   Lo (o meilèu eth)  mont d'Arrié que poiré estar alavetz un "mont deus aglas o mont deus vutres". Arrian que poiré representar un simple derivat d'aqueste mot er(r)o- afixat dab -ānu: *er(r)ānu > ar(r)ānu >*arran >  arrian, dab l'iod per influençia de l'aute fòrma, la sintagmatica: arrianglo. . N'ei pas tanpòc impossible qu'aqueste sintagma arrianglo sia en realitat solet a l'origina de las duas fòrmas "arrian" (grafia de l'I.E.A en seguir Coromines,  possiblament  fautiva en plaça d'"arriang", cf. Rohlfs e Palay) e d'arrianglo, aqueste darrèr dab ua vocau de sostien. Que cau senhalar l'existéncia d'ua tresau fòrma recuelhuda per Coromines en Aran: "trango" (vutre). Coromines qu'intentava explicà'u per un ipotetic *vulture-aquilus. Jo, en seguint la medisha dralha e non satis·hèit per aqueste etimon vultur per rasons d'òrdi morfologic (vulture-  - > vuitre, vóder en gascon), qu'aví prepausat *astore-aquilus. Mès uei que'm voi corregir en postular mei simplament "trango" n'ei pas sonque ua fòrma derivada  d'"arrianglo".  Que poderé viéner d' ua derivacion ipercorrectora e simplificaira d'arriang(lo), fòrma luishonesa manlhevada, similara a la qui miè de Er(r)iap(p)us tau toponime contemporanèu ""Rapp" :   Arriang(lo)  -  > *rango  (ipercorreccion per elision deu "arr" con.honut dab la protèsi gascona.  La correccion arr- en r- qu'èra pro generau a la Val d'Aran, per rasons istoricas d'esnobisme de part de l'elite cultivat. E shens qu'en Aran. Qu'èra generau en Espanha on aquesta particula -arr ,espandida per tots los parlars romanics d'Espanha, b' èra considerada vulgara e corregida per fòrça. E au costat nòrd de la Montanha que'n sabem cas, tanben. D'aquesta ipercorreccion en gascon, que n'avem un aute beròi exemple dab lo nom soletan Ruthie (lo deu famós capdèth Peiròt de Ruthie de la cançon). Ruthie qu'ei l'adaptacion gascona deu toponime basco Arrutia (vilatge d'Aussuruc) on aquesta familha infançona i avè l'Ostau.  Arrutia que significa galihòrça, çò qui correspon plan a la toponimia deu lòc de l'ostau, au pè d'ua galihòrça au som de la quau  s'i quilha la glèisa parropiau au bèth centre deu vilatge d'Aussuruc, en contradiccion dab la faussa etimologia populara Urrutia qui significa estrèm, barri estremat. Sus la pèrda deu "i" d'arriang(lo) - > *rango cf. preable = priable = prable, autanplan Rapp vs Er(r)iap(p)us;  alavetz: eth *rango. -> eth trango, un trango. Aquesta explicacion que'm convieneré mei non pas un navèth sintagma dab "vultur-" o "astor"- qui vieneré complicar aquesta ipotèsi etimologica. 

Per çò qui ei deu mot basco "arrano", la semblança aus nòstes mots gascons que poderé apuntar tau medish etimon celtic. Que hè postular un derivat afixat d' "*er(r)o-", concretament "*er(r)āno", qui seré a l'origina deu mot basco: celt. *er(r)āno- > eusk. arrano. *Er(r)āno- que seré a *er(r)o- çò qui *bunnāno- ei a *bunno (butòr en celtic. Cf. irl. bunnàn (butòr)  <  *bunnāno- vs guallés "bym", gascon "bom" (butòr)< *bunno- ); de la medisha manèira,  cassāno (> fr. chêne, oc. cassan) vs casso (gasc. casso, casse, cassi) e possiblament kauānno (gasc. chavàn, un prèst d'oil) vs kauo-, kaua (c/g)aús, (c/g)avèca,  a saber ua fòrma afixada, donc un doblon obtiengut per afixacion, doblada d'ua geminacion expressiva au cas de kauanno. Ua possibilitat que haré derivar lo mot gascon ar(r)ian deu medish mot celtic *er(r)āno per crotzament dab ar(r)ianglo (*er(r)e/i-aquil-u/a). E trango que poiré estar un aute resultat d'aqueste crotzament, arranglo, arrango seguit d'ua ipercorreccion rango e de l'efèit de l'article eth: trango. 

Entà har aqueste ahar mei brac, que soi a prepausar de botar aqueste element pretonic arr(i)- deu mot "arrianglo" en relacion etimologica dab lo mot deu breton mejan e deu cornic  "er" qui significa agla.   Lo mot "arrianglo" que combinaré aqueste mot "er(r)- dab "anglo". Lo mot "anglo" (s.m.) que derivaré sia de la masculinizacion deu mot gascon "angla", angla (s.f.) -> -anglo, ang (s.m.),  o que representaré en realitat ăquĭlus (marron en latin) dab ua vocau de sostien. Lo mot arrian o arriang  que'n seré ua simpla varianta shens la vocau de sostien = *er(r)u-ăquĭlu - > *arriangl > arrian(g) o lo resultat d'un crotzament dab un derivat omonime de er(r)o afixada dab āno: *arran(o)  (cognat deu mot basco arrano o lo quite mot basco manlhevat) x arrianglo. Lo mot "trango" que seré ua tresau varianta, aquesta implica ua ipercorreccion simplificaira elidant la pseudo-protèsi  arr- e ahigent-i l'efèit de l'article definit masculin eth :  *arrango -> (eth) rango - > trango. L'etimon celtic qu'ei perfèitament  possible en aquesta seria de mots gascons haut-garonés  e que seré partatjat dab lo mot basco "arrano", çò qui supausa un doblon en celtic er(r)o- / er(r)āno, deu tipe pro comun en celtic a la fèita fin. Aquesta ipotèsi qu'explicaré l'ahur hòrt indoeuropèu deu mot basco "arrano". Aqueste mot que seré un prèst o un lèish celtic en euskara, com n'ei "artzea" (ors). L'etimon que seré *ero- o  possiblament *erro, cognats: cornic "er" e  breton mejan "er" (en gasc. agla). 

Evidentament, d'autas ipotèsis etimologicas non celtistas que son hòrt possiblas. Uei , n'èi pas volut considerar sonque l'ipotèsi celtista entà amuishar qu'ei ben possibla, en continuitat dab l'ipotèsi exprimada peu praube Coromines. 


dijous, 15 d’abril de 2021

L'etimon deu mot gascon "gau" qu'ei cănālis e non aquālis. Explicacions.

 N'i a qui vòlen har derivar "gau" d'"agau" et aqueste d'aquālis.  Qu'èra l'ipotèsi formulada per Coromines. E jo, non ne soi pas d'acòrd. Per qué? 

L'adjectiu latin aquālis qu'ei representat en catalan contemporanèu peu mot "aigual". Enqüèra que cadut en desús, que'u trobaratz aus diccionaris catalans. Que significa  "on i a aiga, cobèrt d'aiga"  e que s'aplica a un lòc, un endret. Per exemple, au G.D.L.C.: aigual:  1 adj ant. Dit d'un indret cobert d'aigua, on hi ha aigua. Llocs aiguals. 

Qu'arretrobam aqueste adjectiu dab aquesta medisha significacion a la toponomia occitana: "Mont Aigual" (fr. Mont Aigoual), qu'ei a díser mont on i a aiga..

En catalan com en gascon, d'aqueste mot aquālis que deriva un substantiu masculin (notatz-vs'ac plan: substantiu masculin).  Que s'ageish respectivament d'aigual e d'aigau en catalan e en gascon. 

La definicion d'aigual en catalan qu'ei:  m dial Aiguamolls (G.D.L.C.). Qu'ei a díser palud, maresc. En gascon, la significacion d' aigau  qu'ei deu medish registre:  aygàu (G.M.) s.m. L'eau, l'étendue d'eau, la plaine humide, la mer. (Palay). 

Doncas, cap traça de significacion de "canau", aquí. E en occitan? Ne sembla pas qu' un derivat d'aquālis e sia estat conservat au lexic occitan, ni trobadorenc, ni modèrne. Non n'èi pas sabut trobar nat ni en Raynouard, ni en Levy ni au TdF. 

En latin, lo mot que podèva designar ua canalizacion, ua canau. Aquò qu'explica la canau de l'Agau a Nimes. Totun, lo mot, eretat deus sons constructors romans, qu'ei estat fossilizat en aqueste idronime, la significacion de canau o d'arcaduc qu'avè lo mot deu temps deus Romans n'ei pas atestada en occitano-romanç. "Agau" ne significa pas briga "canau" en provençau. Lo mot n'ei pas au TdF.

Donc, n'èi pas nada bona rason entà créder Coromines aquí. Lo mot gascon "agau" dab la significacion de "canau" ne deu pas viéner d'aquālis, au contra deu son omonime nimesenc. 

Alavetz se non vien pas d'aquālis d'on pòt viéner agau ? De gau (s.f.), segur. La gau ->  l''agau (s.f.) com la gafa - > l'agafa en oc. e cat. 

Alavetz d'on pòt viéner "gau"? "Gau" e "agau" que significan plan "canau". E podem har derivar "gau" deu latin "cănālis"? Absoludament, òc. Aquò que supausa ua pèrda de la "n" intervocalica: canal -> *caal - > gau. La pèrda de la n intervocalica qu'ei precisament ua caracteristica deu gascon. Aquesta pèrda de la "n" qu'a estraviat los lingüistas, com la mutacion c - > g, autanplan plan correnta en gascon (cf. gavèca vs cavèca). Totun, en  galaicoportuguês que i trobam las duas fòrmas, la shens "n": "caal" (conservada en galician) e la dab n, possiblament restaurada: "canal", ua fòrma culta en conformitat dab la fòrma deu mot en las lengas vesias. Qu'ei çò de parièr en gascon. "Gau" e "canau" que son duas fòrmas deu medish mot. L'ua qu'ei la fòrma populara especificament pirenaïco-gascona, l'auta qu'ei la fòrma generau, culta, com "canal" en portugués. Qu'ei possible "aigau", var. "agau" (s.m.) , qu'agosse facilitat l'evolucion de "*caal" en "gau".  En efèit, la derivacion aquālis -> aiguau (s.m.) -> aigau (s.m).-> agau (s.m., massa d'aiga) qu'ei teoricament hòrt possibla, ne pausa pas nat trabuc.  La derivation d' agau (s.f.) a partir  de gau (s.f.) (canau) qu'ei aisida tanben, nat trabuc tanpòc. La derivacion de gau (s.f.) (canau) a partir d'a(i)gau (s.m., massa d'aiga), per contra, n'ei pas hèra probabla a causa deus dus cambiaments, lo deu genre e sustot lo de la significacion.   De tota faiçon, la confusion deus dus mots qu'èra inevitabla en gascon. Aquesta confusion qu'ei  probablament a l'origina deu mot "gave" (s.m) qui's pòt explicar peu fèit que gavet pòt derivar de "gau" per afixacion de tipe popular. Gau (s.f.) -> gauet = gavet (s.m.) -> gaue = gave (s.m.) per derivacion regressiva. Aquiu qu'èm de cara a ua conseqüéncia probabla de la confusion de (a)gau (s.f.) qui significa canau dab a(i)gau (s.m.) qui designa ua espandida d'aiga. 

Un aute argument a favor de la tèsi de l'etimon "canālis" que'nse vien deus derivats etimologics de gau: galet e galeta (canalĭtt-u/a)  Qu'an correspondents en catalan (canalet, canaleta), en occitan (canalet, canaleta) e quitament en gascon. En gascon pirenenc, "canaleta de la hont" que's ditz en mei d'ua vath en plaça de "galeta de la hont". Aus Pirenèus, las fòrmas "canau", "canaleta" que deven viéner deu parlar culte deu diasistèma navarrés medievau, com lo quite vèrbe "viéner" qui sembla estar ua reconstruccion a partir de la fòrma "vier", de prumèra atestacion mei anciana. En tot cas, *aig(u)alet(a) n'existeish pas briga ni en catalan ni en occitan, çò qui renfòrça l'argument que l'etimon de gau, galet n'ei pas aquālis. Per totas aquestas rasons,  jo ne crei pas Coromines aquí. "Gau" qu'ei un derivat especificament gascon de "canalis". E lo mot gascon "agau" (s.f.) dab la significacion de "canau" que vien de gau (s.f.) e non d' "aigau" (s.m.) qui's  refereish a ua massa d'aiga. 

Los nòstes mots galet (canalet en fòrma de honilh, en particular lo de la faringe -> garganta) e galeta (canaleta e ancianament galeton, flascon dab galet) que viatgèn, en particular peu versent sud enlà, portats per la diaspora deus gascons, en particular los pastors entau mot galet  (dab lo béver a galet) e los eclesiastics entau mot galeta (galeton, fr. burette, lo portugués qu'a conservat lo mot galheta tà díser bureta, galeton), l'atestacion mei anciana deu mot "galeta" estant en latin medievau, sègle dotze) e tots los autes,  e que hasón un hèish de petits en las lengas vesias: galet, gallet, gallete - galhete, gallo (shisclada d'aiga en aragonés, id. galet en aranés), galleta -galheta -galleda (flascon dab canet en esp. e port., herrat en cat.), gal(l)illo (uvula e, locaument, òs deu còth)...Tot aquò mercés a la pèrda d'un "n" intervocalic d'un mot latin e d'ua mutacion /k/- > /g/. Cambiats atau, los mots qu'estón considerats com navèths dab un faus navèth etimon, quan, de navèths,  non n'èran pas briga.  Quitament lo basco qu'a lo mot kaleta (sòrta de recipient entà liquide, dab bèc o còth) qui vien deu noste mot gascon galeta (cf. kaleta Agud-Tovar Dic.Etym. Vasco). 

En resumit, lo mot latin aqualis en catalan e en gascon que derivè en un substantiu masculin, respectivament "aigual" e "aigau", qui designan ua espandida d'aiga e non un canal ni un recipient. Lo mot canalis, per contra, que derivè en "gau" (= "canau") especificament en gascon pirenenc.  Los derivats gascons de la fòrma shens "n" de canalis (galet, galeta) que designan canalets en fòrma de honilh e per extension garganta, gorja, la canaleta de la hont e ancianament un tipe de recipient dab bèc o còth, un galeton. La significacion de garganta de galet, gallete que miè tà gallillo e galillo per cambiament d'afixa, a l'origina probablament en aragonés (uvula e òs deu còth, aqueste darrèr per influx probable d'un aute etimon, possiblament lat. galla (fr. noix de galle) o celt. *callio  (quauquarren dur) qui ei l'etimon deu mot  esp. "argallo" - (cognat deu mot gasc arralh  <  *are-callio) (fr. éboulis de cailloux provoqué par la pluie) e deu quite mot calhau (caillou). 

Aquiu qu'avetz la conclusion de las meas reflexions suu subjècte e que las partatgi. D'acòrd, que soi lo prumèr a dehéner aquestas derivacions e ne soi pas lingüista. Totun, qu'ei plan la qualitat de l'argumentacion qui cau jutjar e arren d'aute. Que jo en sia l'autor n'a pas a entrar en compde, solament l'argumentacion e la soliditat de la derivacion etimologica. Personaument, que tròbi aquestas derivacions mei simplas e mei claras non pas tots los "explics" etimologics aportats aus diccionaris entaus mots correspondents en espanhòu e en catalan.   









dimarts, 13 d’abril de 2021

Viré !!!

 M. Tolzan, que je ne connais pas, m'a traité d'imbécile dans un de ses messages à l'allure de spam dont il a le secret. Il a  aussi affirmé que je le harcelais sur le Jornalet. Or c'est totalement faux. Je comprends mieux pourquoi il passe son temps à me gaver  de messages hostiles ! Toutefois, je n'y suis pour rien dans ses malheurs..  Je le lui ai fait savoir poliment. Je ne harcèle personne nulle part, pas plus lui qu'un autre, pas plus sur le Jornalet (dont je ne suis plus lecteur depuis longtemps) qu'ailleurs. Qu'il écrive à répétition que j'écris des sottises, passe encore, ça ne me gène pas outre-mesure à condition qu'il justifie ses propos, qu'il me dise pourquoi ce sont des erreurs voire des sottises.  Je reconnais volontiers les miennes et je n'ai pas de soucis avec ça, je les corrige sans état d'âme. Cela ne semble pas être son cas!  Ça lui arracherait la bouche d'admettre qu'il s'est trompé! Peu importe.  Je venais de contredire toutes ses contre-vérités qui étaient supposées démontrer que mes dérivations philologiques  ne tenaient pas la route,  il les voulait absolument fausses, l'homme.  Probablement qu'il n'y avait tout simplement pas pensé lui-même, c'était là leur principal défaut. En tout cas, j'ai du et pu démentir tous ses présupposés erronés,  je l'ai fait de manière argumentée, point par point, preuves et exemples à l'appui et lui, en réponse, vexé, au lieu de reconnaitre qu'il s'est trompé,  il préfère me traiter d'imbécile. Et il ne s'en est jamais excusé, comme si c'était normal!!!  Et il a repris de plus bel ses activités de trol sur mon blog. Alors là oui, j''aurais été un parfait imbécile si je ne l'avais pas viré de mon blog !!!  Donc, c'est fait.  Et tous ses messages en français avec lui. On ne va pas se prendre la tête avec des lecteurs sans éducation, et paranoiaques de surcroit !!! Si ce M. Tolzan était quelqu'un d'avisé en philologie et doué pour la pédagogie, on lui aurait peut-être pardonné cet excès mais là, franchement, non. Aucun regret. Bon vent, M. Tolzan ou quel que soit votre nom! 

diumenge, 11 d’abril de 2021

Vòme(r), vome(r): l'analisi deu Jan (JIG) e las meas responsas.

 L'amic Jan  (JIG) que'm balhè la soa analisi deu problèma. Qu'ei tostemps bon de saber l'analisi  deu Jan. Que i èi ajustat las mias remarcas en arroi

Aquiu qu'avetz lo tèxte deu Jan: 

Que’m pensi com lo Joan que la grafia vómer n’ei pas justificada, e que carré simplament vome (o vòme). Mes, au reboish deu Joan, be’m pensi jo lo mot latin.

Que s'ageish donc d'estudiar lo còrpus e aqui l'alh: qu'ei escàs au delà.

& vōmer et vōmis, ĕris, m., soc de la charrue : Cic. Phil. 2, 102 ; Virg. G. 1, 46, etc.

F. Gaffiot - Dictionnaire latin-français - Hachette, 1934

que ns’arriba tot de lis en gascon.

Que s’ageish donc d’estudiar lo còrpus e aquí l’alh : qu’ei escàs au delà.

• Taus diccionaris :

• Lespy & Raymond : boume, boumen (Aspe), bome (Baretous) (version numerica en linha)

• Lespy & Raymond : boume {vome}, boumen {vómenn} (Aspe), bome {vòmenn} (Barétous)

(edicion de J. Lafitte tà las Éditions des Régionalismes)

• V. Foix : bome

• Palay : boùmẹ, boumén (Aspe), boumét, bòmẹ

• AK/LZ : vómer, vòmer, voment, vomet

• Chaplain : vome

• Halip Lartiga - Lexic francés-gascon deu parlar de Biscarròce : bòme (e aqueste qu’estableish que lo vocalisme nòrd gascon e vòu l’ò obèrta)

Honnorat, Lévy e Raynouard qu’an vomier pres a Pèir de Corbian (o Corbiac), trobador

medoquin deu sègle XIIIau :


& E sai... / De Sangar, com aucís ab un vomier 1 dos cents...


Au mensh lo mot que sembla tot gascon a maugrat, aciu, d’ua adaptacion (vòme + ièr) a la lenco “trobadorenca” suu modèl cotre < cotrièr 2. (lat. cultĕr).  (cultĕr? ! N'ei pas l'avís de Menéndez Pidal. Que hè derivar le mot gascon cotre deu latin popular cultrum (Etimologia Españolas p. 335. consultable en linha aquiu): . Alavetz, cultrum -> cotre -> cotrièr. De tota faiçon, qué que'n sia l'etimon deu mot, la derivacion cotre -> cotrièr qu'ei perfèitament normau aquiu. La de vómer en vomièr ne n'ei pas. Qu'ei precisament  aqueste problèma qui'm hè arrefusar l'etimon).  O lhèu lo vomièr, tot parièr com lo cotrièr, qu’èra un tip d’aret especific (equipat d’un vome, donc)...

Taus diccionaris en generau, las causidas graficas deus autors, probable motivadas mes non pas explicitadas, ne permeten pas tostemps d’arbitrar. Totun que sembla lo vocalisme /ɔ/ (vòme) que domini tau nòrd d’Ador, e /u/ (vóme) tau sud.

• Las Coutumes de Bordeaux qu’an lo mot vomer — un apax, mes ua forma atestada parièr

& Vomer de gravas, XV deners; de palu, IIII soudz. – Cotre de gravas, VI deners;
de palu, XVIII deners 3

La prononciacion probable que serà donc [ˈbɔme] (vòme). Non i a pas nada rason seriosa de refusar aqueth mot, part d’ua lista d’apèrs plan coneisheders (sarpa, marra, sarcle, vedoth, etc.). Per qué la lectura vòmer ei mei probabla que la lectura vomèr aquiu puish que sabem la fòrma vomièr atestada? Ni mei ni mensh probabla. Sauv que dab la lectura vòmer (o vómer, rai) que tornam càder sus l'incompatibilitat dab lo mot trobadorenc vomièr. La lectura alternativa en vomèr d'aqueste mot medievau grafiat "vomer" qu'ei compatibla dab lo mot deu trobador, qu'ei la soleta de las duas!!! E lo nòste lingüista diplomat Tolzan que ns'ensenhè que la "r" de vòmerr e's prononciava plan sonòra a l'atge miejan, enqüèra piéger!!! . Vòmerr -> vomièrr !!!!  N'ei pas briga acceptabla aquesta derivacion. 😔
en ua taula de prètz : l’informacion qu’ei de portada practica shens nhirgo-nhargo juridic 4.

• Quauques autors de la revista Reclams (quate exactament : Camelat, Courr.ges, Notz, deu  Puishèu) qu’emplegan la forma boume, sheis còps en tot ! ( Pfff, que se'n fotem d'aquò, non? N'ei pas lo problèma. Que's cau estacà's a las "données brutes", pas a las grafias. b = v  en gascon de totas mòdas, non? Ne'n haram pas nada religion sus l'etimon a partir d'aquò, clar. A la fèita fin, se l'etimon n'ei pas lo mot latin vomer, v o b, aquò n'a pas nada importància.)
Que cau remarcar qu’escrivan tots en Reclams autorn de 1930-1935, com si estossi un mot a lam.da alavetz, un d’aqueths mots desbrombats e arretrobats qui dauvuns, de quan en quan, e s’ihèn a promàver. N’ei pas briga segur lo vòme o vome qu’estossi sabut deu “gran public”, e ençà o enlà d'aqueth tempsòt qu'ei disament introbable.
• Mes sustot, güeratz ua forma de las estranhas, d’un F. Bèthvéser, bigourda. Escouliè de 1re a Garrasou . revirant la dusau Georgica de Vergili (Reclams, gen.r de 1928) :
& U cop lous cherménts plantats, que cau rehourni tucouléts de terra à tout tour
lous pès, e houtyà dab picous dous pla herrats, ou barita la tèrro dab lou boumre
en hasén passa e tourna entreméy lous crampats lous bouéus galhards.
Aquesta forma que sembla mitat aragonesa (v. buembre, etc. en la n.ta 6. mei a baish). L’r b s’i serà conservada. Ac volossi escríver en grafia de uei que hicarí :
...o baritar la tèrra dab lo *vombre
I seré donc estat ua varianta locau (vōmer <) *vombre, sola recenta a s’aver guardat ua r sensibla? Que ser anteriora a la sortida deu diccionari de Palay, donc a priori non “suggerida”. Mes ne pòdem exclúder ua creacion drin . l.sta entà rènder lo vōmere latin ? Au mensh que s’avien dablas formas aragonesas, e qu’ei chic probable l’escolan o lo son mèste que la agin coneishudas. (Aquesta fòrma n'ei pas atestada per l'ALG ni peus documents ancians  e com per azard, lo gojat qu'èra a tradusir lo mot vomer de Vergili. Qu'ei probable lo gojat que hasó ua  ipercorreccion deu mot gascon boume basada  suu mot vomis de Vergili (fòrma declinada vomer-) . En tot cas, lo problèma que demora que bomre non pòt miar tà vom(i)èr per nada sòrta de derivacion de tota faiçon.  E tà vomet tanpòc, d'alhors)
A préner dab un gron de sau parièr.
• E donc çò qui cau har dab tot aquò?
La mia analisi en tot cap que seré hòrt diferenta de la deu Joan. Que sostieni tota l’evolucion fonetica deu mot qu’ei normau, -r finau amudida compresa (mes véder mei enlà, nòta 6.).
Assajam d’ac demostrar.
Objeccions deu Jan tà las objeccions deu Joan
• L’esitacion o/. t. la vocala aqu. rai. Qu’ei çò de corrent, especiaument (mes shens) au contacte. Que soi d'acòrd, que la retiri, aquesta objeccion. N 'ei pas briga pertinenta. 
Lo problèma qu'ei meilèu l'abséncia de derivats qui presentarén la "r" etimologica. N'ei pas vertat que i aja  exemples de derivacion fantasiosa en la lenga deus trobadors, que jo sapi. O m'engani? Cotre - > cotrièr qu'ei ua derivacion normau, arren a arreprochar.  Per contra, qu'insisteishi: lo mot medievau teoric "vòmer" (o vómer, rai) ne pòt pas briga miar tà "vomèir". E "vomre" tà vomièr, pas mei. Que i ei ACÍ lo problèma. Alavetz, a la question de per qué los gascons an pas causit lo mot latin vomer, ne sèi pas, qu'avèn un mot de lors que'us agradavan, probable, mès la soleta causa qui poish díser qu'ei  lo lor mot n'ei pas lo latin vōmer.  Lo mot deu quau deriva vomier qu'ei (v/b)(ò/o)m(e) mès ne pòt pas estar vómer, en nat cas. Que's deu tractar d'ua omonimia parciau dab lo mot latin. Un efèit deu azard  o benlèu pr'amor lo mot latin que comparteish l'etimon celtic. Remarca: en lemosin qu'an un mot bizarroid "chambija" (timon de l'aret) , probablament celtic, compartit per digun. N'ei pas piéger que lo nòste mot gascon. En tot cas, que demori convençut de l'impossibilitat de har derivar vomier de vòmer a l'epòca medievau. L'exemple de cotre ne'nse ditz pas arren de speciau, lo derivat cotrièr qu'ei totafèit regular, qué que'n sia l'etimologia. La vocau finau "e" de cotre que dèisha plaça a -ièr de manèra plan regulara (shens aver a recórrer au latin, lo derivat n'ei pas necessàriament ua fòrma latina d'origina), totun la finau atòna -er n'ac pòt pas, que conserva l'r. ex. bóder -> boderèr. 

Tota comparason dab autes mots latins que deu har compte de la fonologia, especiaument de las vocalas longas o bracas, tonicas o non.

Per exemple lo latin vōmĕrem n’a pas medishs vocalisme, consonantisme, sillabisme ni accentuacion que pāstōrem (< pastor) o que būtȳrum (< b.der/boder) ; e donc n’a pas medisha evolucion fonetica de cap au gascon. Lo mot vōmer que dam.ra accentuat sus la purmèra sillaba a l’acusatiu vōmĕre(m) 6, qui horneish lo gascon vòme(r).

Mes sustot, la derivacion vòme(r) < vomet ne hè pas nada dificultat. Que soi totafèit d'acòrd sus aqueste darrèr punt. N'èi pas jamei pensat qu'aquesta fòrma e pause problèma. Çò qui pausa problèma qu'ei l'abséncia totau de derivat "regular" dab ua r intèrna en conformitat dab l'etimologia supausada, e quitament la fòrma vomièr de la lenga anciana qu'ei aberranta per rapòrt au mot vòmer e aquò qu'ei significatiu deu men punt de vista. N'ei pas lo mot vomièr qui cau espudir, qu'ei l'ipotèsi d'ua derivacion a partir deu mot latin vōmer qui cau deishar. N'ei pas la bona etimologia, lo mot medievau vomièr que n'ac atèsta plan. 

La forma regulara e serà *vomeret, non trobat ? Lhèu quiòc (shens garantia), mes la formacion vómer < vome < vomet n’ei pas aberranta nimei especiaument rara. Que sufeish que sii possibla e de hèit que sabem que n’ei, pr’amor que n’am exemples a palhats :

gascon deu gascon deu latin

libièr, libiòt deu gason liber, òc,  totun tanben liberet, liberòt, shens problèma

maiòta totun tanben mairòta, etc shens problèma

mestejar OK totun tanben mestrejar  nat problèma

nega  negra tanben. Nat problèma 

Peiòt Peiròt tanben. Nat problèma

vespada qu’ei un d’aqueths shens r. òc totun vrespada que n'a plan un. Nat problèma. Vome(r) que seré ua excepcion excepcionau en gascon en presentar nat derivat dab la "r" esperada per l'etimologia e non m'agradan pas las excepcions, sustot qu'a la fòrma trobadorenca n' i a pas nat "r" tanpòc. Aquesta darrèra observacion que'm sufeish a jo entà espudir l'etimon latin vōmer per de bon. 


En generau, ne cau pas voler tota derivacion que sii de formacion latina, sustot s’ei tardiva. Lo. monde ne daish.n pas de derivar mots un c.p desbrombat lo latin qui av.n. L’ipocoristic maiòta ne vien pas de māter, nimei de mair.ta – r, sinon dirèctament de mair prononciat [maj] + -òta. Lo frequentatiu mestejar qu’ei format sus meste + -ejar, pas sus magister ni sus mestrejar – r. Pas segur que ne sia pas format sus mestrejar. De tota faiçon, l'r qu'ei plan arrepresentat en mei d'un d' aquestes derivats. N'ei pas lo cas dab vomer !!!

E qu’ei parièr entà vome < vomet 7. En estar paucas las ocurrèncias de vome(r), e unic lo diminutiu vomet, n’i a pas nada rason de cercar nhaute explic que : lo sol cas de trobat dinc ad ara qu’ei un d’aqueths shens r. Ne soi pas d'acòrd. L'ALG balha mei d'ua fòrma d'aqueste tipe: quitament un boumet dab lo "ou"  diftongat /uw/, totun nada fòrma, ABSOLUDAMENT nada, dab r. Qu'ei la diferéncia dab tots los exemples que balhas mei haut!!! A mei, jo que m'estau dab la constatacion que la fòrma vomièr b'ei rasonablament compatibla dab totas  las fòrmas de l'ALG totun en nat cas dab l'etimon vōmer. 

.

• Mei estranha segon jo qu’ei la forma aspesa *vomen(t) (boumén segon Palay : accentuacion dobtosa). Lo FEW que da bo.men (accent sus la purmèra sillaba. L'ALG que balha las duas fòrmas bomen (Aspa) e bòmen (Areta, Varetons). la fòrma boumén n'ei pas a l'ALG.  Error probabla de lectura de Palay, que supausi,  en tot cas un derivat (illegitim) d'ahur postverbau de vome assimilat erronèament a un infinitiu deu tipe díser, préner etc.


deu Lespy : *v.menn [ˈbumen] tad Aspa, vòmenn* t. Varetons (tanben en ALG II 264, ce senhala lo Joan). Tot aquò que supausa faussa la forma voment.

E pòt estar ua refeccion en latin imperiau : vōmis o *vōmen, -ĭnis, -ĭnem ? Qu’ei hòrt possible,e medish que sembla compatibla dab las formas aragonesas. Mes n’explicar. pas dirèctament

vomet : que deuré estar *vomiet, *vomenet o quauquarren atau e lo supausat problèma iniciau aquiu tanben que l’aurem au poishiu (que carré adméter v.men < vome < vomet, totparièr com vomer < vome < vomet).  vòme -> *vomenet -> vomet (par pèrda de la n intervocalica) o directament vome - > vomet.  Pas tròp de problèma, aquiu, ce'm sembla. 

Ua auta solucion que seré, mei tard e en gascon ua refeccion locau .òme ~ v.men suu mod

exāmĕn < eishame ~ shàmen (qui ei precisament la forma aspesa). Qu’ei la qui favoreishi jo. Totun nat r enlòc! Ua auta explicacion possibla entà explicar la concordança de la fòrma aspesa: etimon (v/b)omen (cas objecte ), l'ipotèsi   en plaça de (v/b)omĭnem. Las duas que'm van,  la prumèra dilhèu mei pr'amor qu' explica miélher l'n finau dentau deus mots aspés e varetonés.   que balhan (v/b)òme compatible dab vomièr, vomèr, shens parlar de las autas fòrmas derivadas. 

Conclusion

Entà resumir tot aquò :

1. que s’i passa adaise deu vōmer latin tau vomer nòrd gascon, boume bigordan e buembre.

aragon.s : l’evolucion vōmer < vòme/vome qu’ei ad ua dab la fonetica gascona, e

vomet que deriva naturaument de vome(r) prononciat [ˈbume]. En l’estat deu còrpus,l’etimologia generaument admesa qu’ei la de mei parsimoniosa e probabla ;

2. entà vòmen/vómen, ua refeccion analogica en gascon, sus shèmen, tanben que’m semblal’explic mei economic ;

3. la forma vomièr (cf. cotrièr) qu’ei sii ua refeccion trobadoresca , sii lo nom d’un mod.especific d’aret. O a la rigor, un empront medievau deu mot vomer au latin (e non ua derivacion),  prengut de Vergili o de Ciceron, travestit en mot occitan shens préner en compde l'accentuacion lat. vomer -> gascon vomèr (vomièr )-> vome, vóme (desafixacion illegitima)-> vomet, vomen per confusion. Aquesta derivacion invèrsa dab accentuacion anormau non m'agrada pas briga mès qu'ei la soleta manèira qui vei de religar vom(i)èr au latin vomer, deu men punt de vista. Totun, estant un mot de la tecnica araira, un mot de paisan, qué, n'i crei pas briga a aquesta etimologia miei-sabenta erronèa. Que hè pachòca. La solucion d'un celtisme latinizat vienut d'un parlar paisan, cognat deu breton bomm, buem (sillon de la charrue) (se non lo quite mot breton), que'm sembla hòrt mei logica e hòrt mei probabla sustot que lo mot ei deu lexic de la tecnica araira, tostemps conhida de mots celtics, e que las duas atestacions ancianas de l'etimon en gascon  e vienen deu Medòc e de Bordèu, duas zònas d'Aquitània de poblament celtic a l'Antiquitat. A mei, un informator de l'ALG que prèsta exactament aquesta definicion au mot gascon  "boumet": "sillon de la charrue" (ua nòta toa, tirada deu FEW.) Com en breton, exactament!!!  Aquesta confusion que la trobam tanben dab lo mot "soc" qui significa "sillon de la charrue", donc n'a pas la significacion deu mot  fr. " soc" (en breton souc'h com en francés). Per jo, n'i pas nat dobte possible. Que sabem l'etimon de soc qu'ei lo gallés *sukku qui significa " groin du porc" , l'etimon de bom(e), cognat deu mot breton bomm (sillon de la charrue) qu'ei lo celtic  *bonno: tust, còp. Las significacions de tots aquestes mots d'origina galesa ligats a l'araire que son metaforicas, de tota faiçon. Ne son pas las significacions etimologicas. 


Atau la cadena vōmer -  > vòmer o vómer -> vomier  Aquesta derivacion, ne la crei pas possibla, francament. Se trobam un contre-exemple, d'acòrd, qu'accèpti la solucion. Jo n'i crei pas briga mès ne soi pas cretin: que poish cambiar de religion shens nat regret ni nada vergonha davant un contra-exemple pertinent. Un mot dab un r finau clarament escriut (e prononciat a l'atge miejan com ac hè remarcar Tolzan)  qui haré un derivat en pèrder l' r? vòmerr - > vomierr ???  Desolat, qu'ei impossible, que va en contra de l'usatge et de la règla. M'auré agradat un "vomerièr" o "vomrièr" o quitament "vombrièr" com ac  suggerí lo quite Tolzan. Mès vomièr qu'ei çò qui avem. Shens r. L'exemple de cotre n'ei pas lo bon, que hè cotrièr absoludament shens nada dificultat, la derivacion aquesta qu'ei normau e regulara. L'etimon vōmer, non, n'ei pas coherent dab l'ensemble de las dadas qui sabem.  La fòrma vomièr (compatibla dab la lectura vomèr deu mot deus archius bordalés) que  ns'obliga a espudir l'etimon vōmer, que'm sap grèu!!!  Qu'ei lo men parèr. 


vomet

m

vòme o vome

k

mv.òmen o vómen

qu’ei tota compatibla dab las formas atestadas shens aver a hargà’n d’intermediàrias cf. Nòta 8).

4. En aver dit tot aquò, e tà clavar, vertat qu’ei e bèths uns que nse n’aviènem : a l’escriut, en principi, l’r posttonica muda (quan seré etimologica) n’ei pas notada en substantius.

Donc, per coeréncia dab éste, pas éster*, libe, pas liber*, mèste, pas mèster*, etc., que serà logic d’escríver vome/vòme, pas vòmer/ vómer* 9.

.

^

Nòta 8 Dinc ad ara *bomarius o *vominem que son introbables en latin. Sus l'abséncia d'atestacion de totas aquestas fòrmas que soi d'acòrd. Mès la fòrma (v/b)ominem  o quitament  (v/b)omen (mercés a M de Tolzan) qu'ac pòt  tot explicar shens tròp de dificultat. E com, a causa de "vomièr",  l'etimon non pòt pas estar vomer(em), que cau plan proposar ua alternativa!!! Shens dobte un celtisme a causa deu mot bomm, buem, plan atestat en breton, via ua fòrma latinizada o romanizada en gascon. Devossem refusar totas las ipotèsis etimologicas qui remontan  tà un mot o ua fòrma non atestat, ne demoraré pas gran causa 😁. 

Nòta 9 O guardar l’r pertot e escríver : “Lo mèster que’u s’a enviat tà la heira de novémer entà crompar un navèth vómer…” etc. Supèrber!  😂


 Mercés peu ton avís, Jan! Escota, que cercarèi se poish trobar un exemple d'anomalia trobadorenca qui posca justificar la derivacion vòmer - > vomièr (diferenta de cotre -> cotrièr, bad exemple this one, aqueste qu'ei totafèit regular.  Totun que tròbi l'idea bona. Que soi convençut qu'ei beròi impossible mès un contra-exemple que'm haré cambiar de religion shens problèma. La pista celtica adara qu'inclòu un navèth argument "pro" qui m'apòrtas en ua nòta: l'identitat semantica 100% enter la significacion locau deu mot gascon boumet segon un informator de l'ALG e lo mot breton bomm (= sillon de la charrue). Ne pòt pas estar ua coincidéncia, anem! Tot que designa la pista celtica e non la latina: l'abséncia de r au radicau deus mots pertot (lo mot vomer ancian que's deu léger vomèr com vomièr), l'impossibilitat de har derivar vomièr de l'etimon vōmer,  l'existéncia deu mot breton bomm, la significacion deu quau (sillon de la charrue) e s'arretròba locaument en gascon.  N'ei pas pro clar, tot aquò?  Desolat peu copiar-pegar un chic bordelic deu tèxte, mila excusas! N'èi pas sabut hà'c mei corrèctament.  Bona setmana!!!